IDYLLE KIWIE 1
Je m’appelle Shawn Prudence Hermine. Je suis à la fois Néo-Zélandaise de mon père diplomate et Français par ma mère.
J’ai 25 ans.
Je suis une jolie beauté scandinave.
Je suis une brune aux yeux verts. J’ai des pieds fins et latins, des jambes longues bronzées, musclées qui inquiètent par leur perfection. Mes hanches s'incurvent et délimitent le ventre plat, délicieusement renflé autour du nombril, les hanches sont larges et rondes, mais sans lourdeur. La taille est affinée. J’ai une peau lisse et patine. Finition parfaite, un seul grain de beauté entre mes superbes seins. De longs cheveux plats blonds flottant comme des algues, battent mes épaules rondes et gracieusement athlétiques. Je suis intégralement bronzée. Mes yeux verts limpides s'allument, ma bouche charnue se fend. J’ai des sourcils bruns bien dessinés et des lèvres pulpeuses. J’ai de longs doigts fins et de belles mains. Je fais du 85B de poitrine, 56 de taille, 90 de hanches, 1,75 m.
IDYLLE KIWIE
20 octobre
Cela fait cinq ans que je suis assistante pour une petite société en France, je me rends fréquemment en Nouvelle-Zélande, retrouvait mes racines. Je suis une belle célibataire, pas encore prête pour un bébé.
Vers 8 heures, à mon arrivée à l’aéroport d’Auckland, de mon vol Paris via Londres, la Californie, je passe les contrôles de passeport, facilités par mon passeport diplomatique Néo-Zélandais, la douane.
Une séduisante officier de l’Immigration, brune, aux cheveux courts, en uniforme, 1,70 m, 35 ans, me signifie de mettre sur le côté. Je suis vêtue d’un chemisier blanc et d’un jean, d’escarpins blancs à petits talons, les cheveux libres, décontractée.
- Miss Shawn, officier Robin de l’Immigration, vous pourriez venir dans un de nos bureaux, ce sera très rapide. Comme vous êtes Néo-Zélandaise, vous n’aurez aucun souci.
Dans le bureau, je suis un peu surprise, je suis sous le coup du décalage horaire.
- Asseyez-vous, voici ce qui nous amène, l’Immigration a ouvert une enquête sur une certaine Hermine, dont voici la photo. La ressemblance est troublante, même physique, enceinte de trois mois, sublime Néo-Zélandaise, travaillant comme client de votre société. Le souci, c’est qu’un certain Charles Hubert, un ressortissant Français, de 45 ans, est à l’heure actuelle, a causé sa grossesse, mais il souhaite l’épouser, sans avoir renouvelé son séjour en Nouvelle-Zélande et donc il souhaiterait avoir la nationalité Néo-Zélandaise.
- Je vois, un bébé d’une Néo-Zélandaise, sans papier, puis le mariage effectué, il devient Néo-Zélandais. Ce Charles Hubert est très irrespectueux de nos lois, madame. Attendez, Charles Hubert, cela fait longtemps qu’il a quitté la société où je travaille, suite à une envie de changement, nous a-t-il dit. Epouser une Néo-Zélandaise, il connaît depuis quand, Madame ?
- Depuis trois mois seulement, sa famille est formelle. Ce monsieur veut l’épouser dès son accouchement. Hermine est amnésique et on l’a retrouvée errant en zone d’arrivée à l’aéroport de Wellington, hors elle habite à Christchurch. Elle a pris un vol simple.
- Curieux, comme vous dites, ma société peut vous contacter. Je reste à votre disposition. Cette Hermine a-t-elle un nom de famille ?
- Elle n’avait aucun papier sur elle. Cela plus d’un an, qu’elle n’a pas sa famille, les De Val Mont Royal, qui l’a adoptée. Nous ne connaissons pas sa vraie famille.
- De Val Mont Royal, ce nom est très connu en France. J’ai des relations avec cette famille, surtout par une certaine Hermine, dont j’ai perdu aussi sa trace. Est-ce la même ? Je suis un peu fatiguée par ce voyage, vous comprenez.
- Je vais vous laisser, bon séjour. Une Pénélope vous attend à votre sortie. Elle doit s’impatienter de vous revoir.
- Merci, tenez-moi au courant.
A la sortie de la zone arrivée, Penny, une séduisante blonde aux cheveux coiffés en chignon, avec son tailleur et pantalon blancs, en nu-pieds, 1,85 m, 25 ans, m’attend.
- Tu as mis du temps, un souci.
- Non, rien, tu sais, même une Néo-Zélandaise peut se faire interroger. Qui est cette jeune personne, ma chérie Penny ?
- Prudence, un prénom Français, comme le tien, c’est ma cousine, qui vient passer quelques jours à Auckland, elle étudie à Christchurch. Elle parle un peu le Français. Nous allons parler en Français si tu veux.
- Enchantée, dit Prudence, tu es aussi belle sur les photos que m’a montrée Penny. Je sais tu as besoin de te reposer, le décalage horaire. On va prendre un court déjeuner ce midi et tu pourras te reposer.
Sa cousine de Penny, Prudence est très élégante dans un tailleur pantalon fuchsia, en sandales blanches à petits talons, les cheveux libres blonds, mi-longs, 1,80 m, 18 ans.
En voiture, je questionne Prudence :
- Au fait, à Christchurch, tu ne connaîtrais pas une Hermine dans ton lycée ou à l’université.
- Hermine, oui, elle n’assure plus les cours de Français depuis quelques mois. Pourquoi, cette question, toi aussi tu poses des questions sur elle ?
- Non, c’est rien. C’est l’effet du décalage horaire, peut-être.
- Prudence, tu regarderas les informations tout à l’heure, si tu vois quelque chose, tu me le dis. Tu sais la sécurité nationale Néo-Zélandaise aime que les choses soient appliquées selon la loi. Un moindre écart est…
Je m’endors soudain.
- Elle s’est assoupie. Laissons-la, elle vient en vacances.
- Tu as raison, Prudence.
Nous arrivons à la villa de Penny, à deux heures de route de l’aéroport. Prudence me prend mon unique valise. Je voyage léger, car j’achète des tenues sur place.
- Ta chambre est au premier étage, entre celle de Prudence et la mienne, je suis aussi encore célibataire. Va te reposer, si tu as faim, tu descends. Mets-toi à l’aise, pieds nus, décontractée, comme une vraie Néo-Zélandaise.
Je me douche longuement, pour me mettre à l’heure. Je règle ma montre. Je choisis un dos nu noir et un short en jean, je reste pieds nus et je m’allonge sur mon lit.
- Penny, un avis de recherche est lancée sur mon professeur de Français, elle ressemble beaucoup à ta chérie, viens voir. La police de l’aéroport de Wellington avec les autorités Australiennes veulent connaître ses derniers déplacements. Attends, il y a un portrait robot. Il est séduisant, tu cherches un chéri, Penny ou ta chérie.
Il est 11 heures, je descends, à moitié endormie.
- De qui tu parles, Prudence ?
- Voyons, tiens, le portrait robot.
- Charles Hubert, ah oui, séduisant, tu le connais très mal. Il a mis enceinte ton professeur de Français, il veut l’épouser pour devenir Néo-Zélandais.
- Excuse-moi, c’est pour cela, dit Penny, ton retard aux arrivées. Je suis désolée.
- C’est de l’histoire ancienne, qui ressort. Cela ne me plait pas du tout, dis-je. Je suis en vacances, pas pour retrouver ce monsieur sur ma route. J’ai besoin de prendre l’air.
- Va dans le jardin, il y a des fleurs qui peuvent te plaire. Prudence, accompagne-la. Elle est encore un peu endormie. Ce soir, nous allons te changer les idées. Prudence, contacte, tu sais cet écrivain en herbe, il écrit des histoires romantiques.
- Pourquoi pas, cela me changera un peu, des échecs amoureux, dis-je. Il est comment, un bel homme, comme dans les magazines.
- Non, c’est un homme ordinaire, moins élégant que ce Français qui ignore nos lois, dit Prudence, énervée.
Dans le jardin, nous parlons des fleurs et d’autres sujets avec Prudence.
- Au fait, tu n’as jamais trouvé l’amour, Shawn. Je pensais que tu avais un chéri en France.
- Désolée, je ne suis pas une femme qui craque sur le premier venu. Je suis capricieuse.
De retour à la cuisine, je prends un thé pour me relaxer.
- Tu fais la moue, ma chérie. Tu es pensive, rêveuse. Je sais qu’une femme seule dans son appartement c’est pas joyeux, même si tu as des amies sur qui tu peux compter, dit Penny.
- Des amies, mais elles sont mariées et ces messieurs ont des vues sur moi, quand ils viennent au bureau. Du style, elle devrait connaître d’autres plaisirs, que celles d’une gouine. Tu imagines.
- Je vois, dit Prudence. On pense que tu es une lesbienne, alors que tu n’en est pas une. Tu aimes les hommes, mais tu préfères choisir.
Prudence nous quitte.
Une voiture de police est stationnée devant chez nous. Penny, tu viens voir.
J’arrive.
Penny rencontre les deux policiers.
- Oui, vous cherchez Shawn. Elle est là. C’est suite à l’avis de recherche. Elle est en vacances.
Je sors, pour les rejoindre.
- Monsieur et madame, je dois être interrogée, à peine arrivée.
- Non, si jamais vous voyez cet homme du portrait-robot, prévenez les autorités. C’est tout, un geste citoyen. Nous n’allons pas vous déranger. Bon séjour, vous êtes la fille du diplomate Van Cook, celui qui est en poste à Canberra. Vous devez lui manquer.
- Oui, c’est cela. On se connaît, monsieur.
- Officier Alexandre, j’ai assuré sa protection avant d’intégrer la police d’Auckland. Voici, ma collègue l’officier Caroline, issue de l’Immigration. Nous vous laissons. Vous êtes très séduisante. Cela vous fait quel âge, Miss Shawn ?
- 25 ans…
- L’âge de mon neveu, Octave, il vit dans le quartier. Je ne sais si votre visage sert à son héroïne, une sublime beauté, qui vit des aventures amoureuses aux quatre coins du monde. Désolé, il ne publie pas encore. Il est célibataire. Tu dois être mariée maintenant, tes parents doivent fiers de leur sublime fille.
- Pas encore, je suis très exigeante. Je vous laisse, officiers Alexandre et Caroline, j’ai hâte de rencontrer cet Octave, un prénom Français. Pour l’autre Français, il sera condamné et extradé, j’espère.
Nous serrons les mains. Prudence se met en retrait.
De retour au salon, Prudence me confie :
- Dis donc, Alexandre ou Caroline ou Octave, tu préfères ?
- Ma chérie, laisse ma chérie, tranquille. Elle a besoin d’être décontractée.
- Oui, Penny a raison, Prudence, tu peux me montrer tes cours de Français.
- Viens, dans ma chambre, tu es toute souriante.
Je lis les cours de Français. Prudence a une très belle écriture.
- Tu es une Van Cook, comme le diplomate à Canberra. Il fait souvent la une des médias, pour ses compétences juridiques. C’est ton père. Penny m’a jamais dit que c’était ton père.
- Tu es libre de penser sur lui, ma Prudence. Tes cours de Français sont excellents, tu maîtrise la langue de Molière à la perfection.
Nous déjeunons. J’ai très faim.
Les dernières nouvelles, ne permettent pas d’identifier le nom de famille d’Hermine, mais une photo plus récente de Charles Hubert apparaît désormais.
Je me repose un peu.
Vers 17 heures, le téléphone sonne.
J’émerge.
- Oui… Hermine a un lien de parenté… Une Van Cook… Les Australiens demandent des explications sur le dernier vol de Hermine… Elle se repose. Je l’aviserais à son réveil.
Je mets deux heures à me remettre de l’appel. Une Van Cook, mystère, pourtant c’est une de Val Mont Royal d’adoption.
Je descends, rayonnante, souriante, dansante, en fredonnant l’hymne Néo-Zélandais.
- Ma chérie, tu fredonnes, dit Penny.
- Oui, je fredonne l’hymne de mon pays. J’ai une sœur, une nièce, une cousine, une demi-sœur, peu importe. Mon père doit être heureux de le savoir.
- Disons que Hermine a violer les lois Australiennes lors d’un voyage avec un touriste, il y a six mois, entre Christchurch et Perth, dit Penny. D’où les soucis, pour le couple, tu vois le décor. Le Français est poursuivi par les Australiens et les Néo-Zélandais.
- Je suis un peu triste pour cette Hermine, dis-je. Je pensais qu’elle était ma sœur…
- Elle est ta demi-sœur par une union illégale. Disons qu’elle est issue d’un amour entre un amant et une maîtresse, non reconnue par leurs parents, dit Penny.
- Elle est ma demi-sœur. Je dois la rencontrais alors. C’est normal, dis-je, un peu en colère.
- Pas pour l’instant, elle reste en zone arrivée, les interrogatoires continuent, dit Penny, d’où l‘appel. Canberra veut des explications, elle est dans une drôle d’histoire diplomatique, amoureuse et toi, tu découvres son existence.
- Je suis en vacances, je l’ignore et nous verrons, si elle se rappelle de moi. Il se trouve où cet Octave. Je dois lire ces aventures romantiques.
- Il vient vers 20 heures pour le souper, dit Prudence. J’ai appris pour Hermine.
- Tu veux que je passe mes pires vacances ici. Sinon, je prends le premier vol pour Sydney, je vois mon père et je rentre ensuite, dis-je.
- Non, tu es très capricieuse, dit Prudence. Je m’excuse.
- Prudence, elle a raison, sa première journée a été gâchée, dit Penny. Octave va la faire sourire. Tu dois te faire belle, du maquillage, une bonne douche, ta plus belle robe, du vernis à tes ongles, Prudence miss maquillage, Octave doit voir la plus belle Néo-Zélandaise Van Cook.
Je passe une heure à me préparer. Nous essayons diverses robes estivales. Je choisis une robe dos nu fuchsia avec mes escarpins blancs à talons de dix centimètres, les cheveux libres, maquillée, parfumée.
- Tu es radieuse, dit Penny.
- J’ai fait des miracles, Penny, dit Prudence.
Il est presque 20 heures, quand Penny et Prudence sont prêtes, dans une robe similaire noire pour Penny et blanche pour Prudence.
Octave sonne.
Je vais ouvrir. Je tombe des nues. 25 ans, brun, athlétique, en chemise et short, il ose me serrer la main.
- Qui est-ce, Prudence ? Une nouvelle muse pour mes aventures romantiques, disons aventures exotiques…
- Shawn Prudence Hermine Van Cook, dit Penny, mon amie de longue date, qui vient de France pour ses vacances. Tu sembles lui plaire.
- Shawn, je vous vois au bras d’un amant inconnu, qui vous donnera un superbe bébé, attention ceci n’est qu’une suggestion, dit Octave. Van Cook, tu es la fille…
- Tu me charmes, Octave. Ce sera pas facile pour ta muse, dis-je, avec un discret sourire et un clin d’œil, pour qu’il me regarde, car il est attiré aussi par Prudence.
- Octave, elle est en vacances, elle a besoin de changer d’air, dit Prudence. Allons souper, tu fais les grillades, Octave.
- Je vais t’aider, dis-je. Nous devons plus amples connaissances, je suis ton invitée, Penny et Prudence.
Le souper avec les grillades me ravit. Nous cherchons des points communs, avec sa muse, qui me ressemble, selon le court descriptif.
- Au fait, tu as une chérie, toi, Octave. Je sais tu as une chérie qui t’attends, dis-je curieuse.
- Tu connais très mal, Octave. Les filles l’adorent, mais après… dit Prudence.
- Disons, tu plais aux hommes en réalité, dis-je surprise.
- Non, j’aime les femmes. Mais la nature m’empêche d’aller au bout, dit Octave.
- Même un baiser, tu n’as jamais essayé avec une femme, tiens embrasse-moi, dis-je, en tendant ma bouche.
Il n’ose pas.
- Elle va pas te manger, ma chérie, dit Penny. Tu es intimidé, mais elle aussi.
Il m’embrasse maladroitement, mais je suis prise d’une mystérieuse chaleur dans mon bas-ventre.
- Pour un début, tu manques un peu d’expérience. Ta muse, elle est souvent amoureuse, elle a beaucoup de chéris et des bébés à la fin de tes aventures romantiques. Dans la vraie vie, c’est différent. Les femmes sont souvent capricieuses, changeantes, mais les hommes aussi. Ta muse peux être enceinte et ne plus voir son chéri, tu comprends. Ou bien, le chéri l’épouse et l’abandonne seule avec son bébé.
- Tu connais le problème, dit Octave. Ton aide pourrait mettre précieuse.
- Bon, on verra cela demain. On va au marché demain matin, ma chérie, Prudence nous accompagne. On prendra le journal ou de quoi lire, si tu veux.
- Au fait, cette alerte sur un ressortissant qui viole les lois Néo-Zélandaises, mais il risque très gros, dit Octave. La femme serait hospitalisée, elle aurait voulu se suicider par désespoir.
- S’il te plait, tu ne tiens pas toi aussi, à me déranger sur ces faits, dis-je, prête à quitter la table et à monter dans ma chambre, énervée.
- Désolé, tout Néo-Zélandais connaît la loi et s’il la viole, il est puni, dit Octave. Tu n’es pas donc concernée, tu es Française.
- Ah bon, je suis une Française selon toi. Je suis une Néo-Zélandaise, fière de mes racines aussi, une Van Cook. Tu veux mon départ toi aussi.
- Shawn, viens, dit Penny.
Nous allons au jardin.
- Quel accueil, Octave ne pense pas ce qu’il dit, tu l’as troublé.
- Oui, il est troublé. Cette affaire prend une telle ampleur. Tu sais quand je me suis endormie tout à l’heure, c’est comme si j’avais vu ma demi-sœur violée par un étranger, à Perth, dans une chambre d’hôtel. Tu me croit ou pas. J’ai un don mystérieux. Disons, il y a six mois. Je ne savais pas. Cette image m’est rendue subitement.
- Tu vas le dire à la police, que ta demi-sœur a été violée par ce Français, dit Penny.
- On verra. Je rentre et nous allons parler d’autres choses.
Nous changeons de sujet. Je suis sur ma défensive.
- Désolé, je ne savais pas. Cette Néo-Zélandaise te ressemble un peu, dit Octave. Je vais changer mes histoires avec tes idées.
- Cela peut te permettre d’être publié, des fois, en changeant quelques éléments, dis-je.
Vers 23 heures, j’ai droit à un dernier baiser d’Octave.
Il s’améliore.
Je pense une nuit agitée, perturbée par de drôles images, je suis à la place d’Hermine, violée par un inconnu, devant d’autres inconnus. Je suis en sueur.
21 octobre
Vers 6 heures, n’arrivant plus à dormir, mon tee-shirt de nuit blanc trempé, je me douche, me soulage et je descends me changer les idées.
Tout le monde dort. Je n‘ose sortir dehors. Je me mets à lire une des aventures romantiques laissées par Octave.
Je me laisse rêver sur ces pages, en boule, dans le fauteuil.
Vers 8 heures, Prudence descend.
- Tu es déjà levée, tu es matinale, dit Prudence. Je te prépares le petit déjeuner. Tu lis quoi ?
- « un cœur à prendre pour Shawn », c’est une histoire d’un garçon qui est amoureux d’une inconnue vue dans un avion. L’inconnue lui a juste laissée un prénom Shawn sur la couverture d’un magazine. C’est romantique. Au lieu des roses habituelles, il a des idées.
- Tu me le passeras ensuite. Tu sais, c’est la première fois qu’Octave apporte une de ses aventures. Il est très discret.
Nous regardons brièvement les informations.
Pas de nouvelles d’Hermine, ma demi-sœur, juste un appel à témoins sur un vol entre Christchurch et Perth et le vol retour, pour identifier le couple, l’enquête avance. Si jamais Hermine a des séquelles, je dois l’aider, non, je suis en vacances.
Mesdemoiselles, on déjeune, on se prépare. Shawn, tu fais le menu ce midi.
Le marché est à une heure de la villa de Penny.
J’ai mis un chemisier fleuri, avec une jupe mi-longue fleurie, mes nu-pieds, ma queue-de-cheval, comme Penny et Prudence.
Au marché, je choisis le menu. Soudain, je crois apercevoir un fantôme, un homme ressemblant à Charles Hubert. C’est une illusion.
Nous allons au marchand de journaux, les bras chargés. Prudence prend le journal national, je prends un livre sur les fleurs locales. Je sens un souffle dans mon cou. Je me retourne, personne. J’ai rêvé.
Vers 14 heures, après le déjeuner, je me promène dans le quartier
Je passe devant un discret immeuble.
- Prudence, tu peux monter, m’invite un homme au premier étage.
J’arrive. C’est Octave.
Au premier étage, il m’accueille dans son studio.
- Excuse-moi pour hier. Tu as lis mon aventure « cœur à prendre pour Shawn ».
- Oui, j’ai commencé. Elle est curieuse ta méthode de séduction, dans un avion. Je prends l’avion, mais jamais je n’ai connue une telle histoire. Ton héroïne signe son prénom sur un magazine pour un garçon. Le magazine, seul le garçon le récupère. Si par la suite, il la retrouve. Comment il la reconnaît, dans un avion, il y a une petite chance.
- Je te laisse deviner. Tu as vu un fantôme. Tu es différente d’hier soir.
- Non, rien, je pense à revoir ton aventure. Je m’essaye de m’imaginer dans cet avion.
En même temps, je vois le couple dans l’avion. L’homme la caresse sous une couverture, elle prends du plaisir.
J’ai un léger râle de plaisir, sans me caresser.
- Tu as un drôle de son, dit Octave.
- C’est rien, tu sais mon ventre qui a encore un creux.
- Continues à lire l’aventure, tu m’indiques les changements et je modifie. Je te raccompagne.
- D’accord, personne ne dira rien.
Nous restons une petite heure à survoler ses aventures, qui me plaisent. Je suis toute excitée, en sachant que sa muse me ressemble.
Au retour, chez Penny, Prudence nous surprend ensemble.
- Tiens, Penny, ta chérie avec Octave, elle est allée le voir.
Nous discutons de son histoire.
- C’est impossible de la retrouver, dit Prudence. Il doit être chanceux.
- Moi si, dit Penny, entre Auckland et Londres, un inconnu m’a tenue compagnie, à mes côtés. Il m’a caressée, lorsque tout le monde dormait. J’ai pris du plaisir. Il m’a réveillée et l’hôtesse qui nous a vu, m’a apporté mon plateau avec un petit supplément. Désolé, il n’a pas laissé ni son adresse, ni son numéro de téléphone. Au retour, je suis restée toute seule, sans voisin. L’hôtesse était très intriguée, est-ce la même. Je me souviens, elle s’appelait Prisca.
- Tu es chanceuse, Penny, dis-je. Te faire caresser en avion, cela m’arrive jamais. Je me caresse toute seule pour me détendre, c’est tout.
Vers 17 heures, alors que Octave est prêt à partir, le téléphone sonne, c’est curieux.
Je décroche.
- Allô, oui, je dois prendre le premier vol pour Wellington demain matin. Cela ne peut attendre. Bon, je rentre ensuite en fin d’après-midi. Je peux connaître le motif, pourquoi la compagnie aérienne me contacte. Bien, je serais à votre comptoir pour le vol pour Wellington. Mon billet est déjà réservé. Il faut que je le récupère. Décollage à 8 heures. Bien, je serais donc vers 6 heures au moins. Merci, je serais là.
Tout le monde est surpris.
- Tu pars à Wellington demain matin. Tu vas voyager, dit Penny. Tu rentres en fin d’après-midi. J’espère que cela n’est pas une urgence.
- Je n’en sais pas plus. L’officier de l’Immigration qui m’a interrogée à l’aéroport d’Auckland, m’accompagne. Il y a un souci. Je vais prendre le strict nécessaire. Peut-être que j’aurai un passager qui me laissera un petit message, on sait jamais. Je plaisante. J’ai pas une chance comme ta Shawn, même si une Shawn Van Cook.
22 octobre
Vers 7 heures, Penny me dépose au hall des départs à l’aéroport d’Auckland. J’ai mis mon tailleur bleu avec une jupe droite, des escarpins blancs à talons de dix centimètres, les cheveux libres, à peine maquillée.
L’hôtesse me remet mon billet.
- Miss Shawn Van Cook, vous êtes en première classe. Robin vous accompagne. Il se peut qu’à votre vol retour de 16 heures, vous ayez un passager à la place de Robin. Robin devra vous laisser rentrer seule, ce sont les instructions.
- Bien, cela fait longtemps que je ne suis plus allée à Wellington, que de souvenirs.
- Vous connaissez quelques bâtiments du gouvernement, au moins, dit Robin. Je vous guiderai, je suis née à Wellington. Vous êtes très séduisante, vous êtes secrétaire comme métier. Vous représentez bien la France, l’élégance.
- Oui, j’aurais pu mettre des bas en plus. J’espère que le vol sera agréable. Je m’ennuie toute seule en avion. J’ai droit à des places à l’arrière. Une première classe, c’est un privilège.
Pendant le vol, je suis aux petits soins des hôtesses et des stewards. Le nom Van Cook a des avantages. Je dois signer une carte postale de la compagnie aérienne, pour le pilote. Je me plie à la tâche. Je signe S Van Cook.
A 9 heures, l’aéroport, sous escorte, nous allons à un des hôpitaux où se trouve Hermine. Je la rencontre, sous bonne protection. Je lui indique les soucis qu’elle va connaître. Elle m’informe :
- Je sais, tu n’aurais pas du venir. Je vais m’en sortir. Maman n’aurait pas du coucher avec un amant, je ne suis pas digne des Van Cook. Ces bébés ne sont pas les miens.
- Tu as voulu te suicider, pour tuer tes bébés, dis-je. Tu imagines l’impact dans la famille, moi, j’aurai perdu ma demi-sœur et ses bébés. Je vis une dure épreuve moi aussi. Je ne suis pas mariée, ni enceinte.
- Tout le monde pense que tu as un chéri. Charles Hubert voulait t’épouser, tu as refusée. J’aurai faire de même. Il m’a violée…
- C’est du passé, pense à tes bébés. Je dois trouver comment te loger. Tu as interdiction formelle de quitter la Nouvelle-Zélande et moi, je dois m’organiser pour prolonger mon séjour. Mon patron…
- Mesdemoiselles, vos soucis personnels seront réglés à Auckland. Dans 48 heures, votre demi-sœur sera libre. Elle devra être suivie, dit le docteur.
- Au fait, nos caméras vidéos du marché d’Auckland, on trouvait la trace d’un homme ressemblant au portrait robot, le 21 octobre au matin. Nos patrouilles intensifient les recherches, dit un officier de police.
- Le marchand de journaux a-t-il des caméras, il a du passer par là, le même jour, dis-je.
- Nous allons vérifier, Miss Shawn Van Cook, dit l’officier. L’équipage du vol de ce matin va assurer votre vol retour. Le capitaine Ken Van Tasman vous remercie pour votre carte postale signée.
- Le capitaine Ken Van Tasman a bien aimé ma carte, dis-je surprise. Je ne vais pas le déranger pour le vol retour.
- Mais Miss Shawn, disons que ce vol retour est rempli qu’à un tiers de sa capacité, vous serez donc tranquille, dit l’officier de police. Je vous raccompagne. Il faut faire les procédures. Vous avez de superbes jambes. C’est l’élégance Française comme vous dites.
Je me suis épilée hier soir.
Vers midi 45, à l’aéroport, au hall départ, le capitaine Ken Van Tasman me cherche du regard, avec son équipage. Il est séduisant, 50 ans, brun, athlétique avec son copilote, Astrid, 35 ans, une blonde coiffée en chignon, sous sa casquette.
Je me dirige vers l’équipage, avant d’enregistrer. Je prendrais un déjeuner léger ensuite.
- Capitaine, je suis la fameuse S Van Cook, la dédicace de ce matin, dis-je.
- La fille du diplomate Van Cook, quelle beauté, élégante, quel regard, vous devez avoir un cœur certainement pris. Durant le vol, il se peut que je vous invite dans le cockpit. Astrid, regarde notre VIP du jour.
- Dans le cockpit, je ne sais pas piloter. Bonjour, Astrid, je suis fière de faire votre connaissance.
- Non, vous regarderez le paysage. Vous n’avez pas eu le temps de visiter Wellington. Pour une autre fois, on ne peut prévoir.
- Capitaine, je me rendrais dans votre cockpit, avec plaisir.
A 14 heures 30, nous faisons l’embarquement. Je suis invitée à me présenter en premier. Je suis surprise.
Une des hôtesses qui m’a vue ce matin, me guide.
- Voici votre siège, près du cockpit, il y a peu de clients en première classe. Si vous désirez quelque chose, faites-moi signe, je suis Prisca à votre service. Vous avez séduit Ken, il est marié. Je vous laisse, bon voyage.
En première classe, je découvre que ma rangée est vide, puis celle de derrière, enfin les clients occupent les autres rangées. Cela me fait tout drôle, une visite dans le cockpit, même si le vol est court.
Après le décollage, en vol de croisière, après un jus de fruit offert, Prisca me conduit dans le cockpit.
- Ken, ta passagère, voici Astrid, le copilote, une Danoise qui vit depuis cinq ans à Christchurch.
- Bonjour, Astrid, je suis toute seule sur ma rangée. C’est voulu.
- Non, cela arrive des fois. Vous avez une superbe vue, le ciel est dégagé.
Je me refais ma géographie entre Wellington et Auckland.
- Bon, nous allons amorcer notre approche, veuillez vous rasseoir. Merci de votre visite, Miss Shawn Van Cook.
- Vous êtes très séduisante, dit Astrid. Au fait, vous n’avez lien avec cette affaire, qui a ses rebondissements.
- Non, heureusement, je suis respectueuse des lois. Je vais rejoindre mon siège.
Avant de débarquer, je prends mon temps et un bel inconnu par galanterie, me laisse descendre.
Il me tend une petite enveloppe et il disparaît ensuite dès la sortie de la passerelle. Je le perds de vue.
Retrouvons Penny, je vais lui faire un résumé de ma journée.
- Miss Shawn, dit une voix masculine familière.
C’est le capitaine Ken en personne, avec Astrid, qui l’accompagne.
- Vous avez oublié ce document. Un certificat de vol pour votre présence dans le cockpit, gardez-le. Je le fais rarement, surtout pour une séduisante passagère. Si jamais je vois une personne qui vous ressemble, je penserais à vous.
- Merci, peut-être à la prochaine fois, dis-je.
- Eh bien, tu charmes le commandant de bord, dit Penny. Tu as du faire un bon voyage depuis ce matin. Tu n’as pas même appelée, tu devais être très occupée. Je m’étais renseignée sur ton vol retour.
J’en oublie de parler de ma demi-sœur Hermine. Penny me questionne sur mon vol, les stewards, l’équipage et si je me suis bien restaurée.
Arrivée chez Penny, Prudence me fait les mêmes questions.
- Bon, je ne suis pas amoureuse de ce commandant de bord Ken, il est marié, cela vous va, mesdemoiselles.
- Tu as craquée pour Prisca ou Astrid, elles sont séduisantes elle aussi, dit Prudence, je te taquine. Tu vas faire de beaux rêves.
J’ouvre discrètement la petite enveloppe. Elle contient un petit cœur dessiné et rien d’autre. Je le cache discrètement.
Nous soupons. Octave m’a laissé deux des ses ouvrages à lire. Je n’ai pas pu lire dans l’avion « cœur pour Shawn », mais j’ai eu mon plaisir en vol.
Le téléphone sonne à 22 heures. Je suis prête à me coucher, par mon réveil matinal, j’ai besoin de dormir.
- Allô, dit Penny, vous voulez Shawn. Mais elle est partie se coucher, elle s’est levée très tôt ce matin. A désolé, si c’est personnel… Shawn, tu peux descendre cinq minutes…
Qui est-ce qui m’appelles, je n’ai pas laissé de numéro de téléphone dans l’avion ?
- Allô, Shawn en personne… Docteur Brice, psychologue… Je n’ai pas besoin de vos conseils, à cette heure-ci… Vol Wellington retour de cet après-midi… Oui, l’homme galant, c’était vous… Il faut que vous rencontre, car j’ai besoin de me reconnecter à une personne à qui je tiens absolument…. Soyez un peu plus clair… On peut se voir où… Au port d’Auckland, dans votre cabinet, dès que je suis libre… Laissez-moi votre numéro, je note… Je vous rappelle… Au fait, merci pour la carte…
Je raccroche.
Prudence me rejoint.
- Docteur Brice, Ken, quelle journée, tu t’es fait des nouveaux amis, toi.
- Ma chérie a la séduction à la Française, le baiser Français, elle connaît, dit Penny.
- Bon, je vais me coucher. Je suis épuisée, une bonne douche, la nuit porte conseil.
Avant de dormir, en tee-shirt de nuit, je me replonge dans la suite de « cœur pour Shawn », coïncidence, un commandant de bord, un docteur, une amie de Shawn, une intrigue policière, je m’endors, en tenant le livre entre mes mains.
23 octobre
Je me lève vers 10 heures, reposée.
- La belle se réveille, tu es bien reposée, dit Penny.
Elle découvre que je tiens le livre.
- Tu as du bien rêver cette nuit, il est haletant. Prudence l’a presque fini, quand tu es rentrée. Elle m’a dit qu’elle allait donner quelques critiques à Octave. Ce docteur est très mystérieux, je ne vais te dévoiler l’intrigue. Il faut chercher un suspect.
- Je pensais chercher l’amant de Shawn, car il y a au moins un qui doit être amoureux d’elle ou l’inverse, dis-je.
Je déjeune. Prudence me questionne sur le livre. Je suis pensive, rêveuse.
- Penny, tu peux me conduire au port d’Auckland, pour un repérage c’est tout.
- Non, dit Prudence, elle veut revoir ce mystérieux Brice. Je suis sûr qu’il l’a abordé dans un des vols.
- Tu lis trop de romans, Prudence. M’aborder dans un de mes vols, par galanterie, il serait alors dans mon dos. Donc, je ne peux l’identifier. Tu as perdu.
Mais je devine son visage, en repensant. Une hôtesse a du le remarquer.
Je compose le numéro de téléphone de Prisca, qui est de repos.
- Bonjour, Prisca, je suis…
- Oui, vous voulez connaître le galant passager, un régulier. Bel homme, intelligent, 45 ans, célibataire, 1,85 m, sportif, disons gourmand, amateur des Françaises, surtout séduisantes, galant et surtout il a remarqué vos yeux verts. Il a été désolé que vous soyez seule sur votre rangée.
- Ce Brice est ce descriptif. Cela pourrait correspondre à…
- Vous avez au moins son adresse et son numéro de téléphone, il a du vous contacter.
- Oui, j’ai hâte de le revoir. Il est à son cabinet que aujourd’hui, entre midi et 16 heures, puis il repart.
Midi et 16 heures, je regarde ma montre.
- Merci, Prisca, à bientôt.
Penny me surprend.
- Habille-toi, si tu veux le croiser. Tu connais une Prisca toi aussi. C’est curieux comme le monde est petit. Elle est séduisante.
Je choisis un chemisier blanc sur mon soutien-gorge en dentelle transparente, mon slip assorti, mon porte-jarretelles et mes bas blancs, sous une jupe blanche mi-longue, avec mes sandales blanches à talons de huit centimètres, un léger maquillage et parfumée. Je laisse mes cheveux libres.
Nous arrivons juste avant l’ouverture de son cabinet.
Je me mets devant la porte avec Penny.
Le docteur Brice nous croise et ouvre le cabinet. Il est en costume, bien rasé, athlétique.
- Désolé, sans rendez-vous, je ne peux recevoir, mais si c’est pour un rendez-vous, je peux voir mes disponibilités. Attendez un peu, ce regard vert, la passagère seule dans une rangée elle toute seule, Miss Van Cook. C’est votre amie, très élégante aussi.
- Oui, Docteur Brice, quelles sont vos disponibilités ? Mon amie s’appelle Penny.
- Cette tenue vous va à merveille. Je la préfère au tailleur. Je recherche une secrétaire, si cela est dans votre profil.
- Désolé, je ne suis pas connectée.
- Disons, le 1er novembre, à 14 heures. Vous pouvez venir avec votre amie ou une autre femme. Je préfère que deux femmes se révèlent en couple. Bas ou collant, lingerie Française de marque, la Lady, parfum Français, votre prénom Shawn. Disons Hermine dans vos autres prénoms.
- Comment vous savez ?
- Je sais reconnaître ma patiente avant même de la mettre sur le divan. Je suis un homme qui laisse mes patientes, libre court de rêver sur mon divan.
- Je porte des bas, si cela peut jouer sur mon profil. Je suis célibataire et Néo-Zélandaise et Française. 25 ans, 1,75 m, 85B-56-90, pour d’autres informations, assistante de direction. Cela vous va, pour mon profil.
- Bien, votre profil est renseigné. Je vais étudier votre dossier. Vous devez avoir un souci avec les hommes. Nous verrons cela. Je vous fait le baise-main, Miss Shawn Van Cook et à votre amie Penny. Vous êtes très élégante. Je vous rappelle la veille de votre rendez-vous, si jamais vous avez un empêchement, je peux reporter le rendez-vous.
- Brice, ce ne sera pas nécessaire, dis-je, rêveuse.
- Donc, à la date et à l’heure précise, mesdemoiselles, j’ai hâte de mieux vous connaître, la passagère de la première classe, dit Brice.
Nous repartons, l’entretien a duré une bonne demi-heure.
- Tu as vu, il a tout noté. Tu es sous son charme, dit Penny. Cela reste entre nous. Tu es amoureuse.
- J’admets que je suis apaisée. Il m’a donnée des ondes positives, dis-je. Mince, le 1er novembre, ma demi-sœur, je dois l’héberger à Auckland. J’ai la villa de mon père a préparé. Hier, dans 48 heures, cela me laisse peu de temps. Je vais devoir décliner ce rendez-vous. Non, j’irais avec ma demi-sœur. Il a dit deux femmes ensemble. Nous allons mieux nous connaître.
- Tu as oublié de m’en parler hier.
- J’avais la tête ailleurs, dis-je.
- Non, tu as beaucoup changée depuis ton arrivée. Tu es différente, plus ouverte, plus séduisante, regarde avec Octave, Prudence, je présume avec Ken, Prisca et le docteur Brice. Ils ne sont pas là sur ta route par hasard. Ta demi-sœur, il faudra s’en occuper, elle a traversé un enfer.
- Je l’avais oublié. Je dois avoir un courrier qui a du arriver à ton adresse, désolée.
De retour chez Penny, Prudence nous attend, intriguée par notre longue absence.
- Tiens, c’est pour toi. Alors, pas vu le docteur Brice, toutes les deux. Shawn, ton père te fait loger dans sa villa, à un quart d’ici. Tu la remets en fonction. Je viens.
- Doucement, pour le docteur Brice, le rendez-vous du 1er je le confirme, j’irai avec mon invitée surprise, dis-je. Penny, tu iras avec Prudence, une autre fois.
- Oui, je comprends, dit Penny. Tu as besoin de te reconnecter.
- Entre sœurs, je comprends, dit Prudence. Donc, pas vu le docteur Brice, j’en déduis, tu as lui téléphonée. Penny, tu l’as appelée au pied de son cabinet.
- Non, vois-tu, il a enregistré le rendez-vous dans son bureau, il est très séduisant, dit Penny. On dirait un des personnages de « cœur pour Shawn », le docteur Dan, le même physique. Toi, tu vas passer la nuit à te caresser, Shawn. La nuit sera torride. Mais avant, la villa, on déjeune et on s’occupe de tout, d’ici le 1er novembre. Un peu de mise à neuf, peinture, nettoyage et on prépare le lit aussi.
Arrivée à la villa, j’ai la clé sur moi, au cas où. Penny me dit :
- Quelle grande villa, à deux, tu vas de l’espace, pour vous isoler.
- Oui, j’ai passé quelques vacances ici, entre deux voyages entre la France et Auckland. On avait nos amis. Brice, doit connaître mon père. Il a lui dire mon problème, dis-je rêveuse. Il y a une piscine, un barbecue, le bonheur de la vie en plein air.
- Au travail, dit Prudence, tout doit être opérationnel.
Le téléphone est remis en route et tous les autres fonctions. Je ne prends pas le temps de me changer, même s’il y a des tenues à la villa.
Vers 17 heures, le téléphone sonne, alors que nous finissons de préparer les lits.
Je décroche :
- Allô, Shawn à l’appareil, maison des Van Cook, oui… J’ai un rendez-vous possible pour votre amie Penny et Prudence, vous avec votre demi-sœur le 1er novembre à 14 heures, vous le confirmez, dit Brice. Oui, la date pour mes amies. Le 1er novembre vers 15 heures, juste après vous, dit Brice. Cela vous convient-il. Oui, je leur transmet. Vous avez donc le numéro de la villa de vacances de mes parents, j’en déduis. Mais tu sais que cela fait longtemps que je vous connais, les deux demi-sœurs. J’ai suivi Hermine, pour divers problèmes. Le tien pourra se résoudre, en mettant un peu de ton bon vouloir, dit Brice. Brice, vous pouvez quand vous voulez à la villa ou chez Penny, il y a toujours une place de libre. Prudence a hâte de vous rencontrer.
Il raccroche.
- C’était qui, dit Prudence.
- Bon, tu veux voir le docteur Brice, le 1er novembre à 15 heures, juste après mon rendez-vous.
Le téléphone sonne à nouveau.
- Shawn, c’est moi, je suis à Auckland d’ici deux heures. Tu as le bonjour du capitaine Ken, qui assure le vol retour. Tu m’attends à l’aéroport. J’ai beaucoup pensée à toi et à tes paroles. Tu m’as ouvert les yeux. Je garde mes bébés. A tout à l’heure. Prisca te passe le bonjour, elle sera là aussi.
Hermine raccroche.
- Penny, s’il te plait, dans deux heures à l’aéroport, c’est possible ou je prends un taxi, dis-je.
- Nous pourrons y être. Je connais un raccourci depuis cette villa, je venais souvent m’entraîner pour la conduite ici. Mon moniteur m’a montré des raccourcis. C’est Hermine qui t’a appelée. Je serais discrète.
- Elle a vu le capitaine Ken. C’est une coïncidence, dis-je. Attention, ne dis pas ce que je n’ai pas dit, pas de relations avec Ken qui est marié. Je l’avais oubliée.
En voiture, nous parlons de ce capitaine Ken. Penny l’a aperçue de loin, sur ses nombreux vols entre la Nouvelle-Zélande et l’Australie.
A l’aéroport, je me fais rapidement repérée, dans ma tenue, par Prisca, qui a fait le vol. Hermine vient me serrer dans ses bras, dans une robe de grossesse bleue, avec des mules bleues à petits talons et une queue-de-cheval, sans maquillage.
- Tiens, la ressemblance est troublante, dit Astrid. Je savais qu’elles étaient sœurs, le même physique, le même regard. Mon chéri a eu beaucoup, deux Van Cook sur deux vols différents. On lui a laissé une rangée pour ne pas la déranger. Elle avait besoin de passer un vol tranquille. Prisca était aux petits soins comme toi, la belle Française. Tu es superbe dans ce chemisier et cette jupe, en rendez-vous pour Brice.
- Oui, j’ai même adapter le vol, pour ne pas avoir trop de turbulences, dit Ken.
- Ma Shawn, enfin, on va pouvoir un moment à nous, cela fait trop longtemps, dit Hermine. Merci, pour le voyage, messieurs et mesdames, tu savais que Ken et Astrid sont mariés. Ce beau couple, toi, tu vas franchir le pas certainement. C’est quoi, cette histoire « cœur de Shawn ». J’ai vu un exemplaire à l’aéroport. Tu connais son auteur, non disons c’est une femme qui l’a écrit, sous un nom masculin.
- Tu lis trop de romans, ma chérie, allons. Penny, direction la villa de nos vacances, je te présente ma demi-sœur Hermine.
- Enchantée, la ressemblance est frappante, le même âge, dit Penny. En route, Shawn t’a dit pour un rendez-vous le 1er novembre, on prend soin de toi.
- Tu perds pas de temps, dit Hermine. On peut avoir un peu d’intimité entre nous.
- Non, juste une heure toutes les deux et un ami qui va nous mettre dans le droit chemin. On a besoin de mieux se connaître, par d’autres moyens. Tu sais que je déteste les téléphones portables. Je n’aime pas m’afficher.
- Je sais, un téléphone fixe, une lettre pour ma demi-sœur chérie. Je t’aime quand même, malgré nos différences, dit Hermine. Tu te souviens quand on s’est caressée mutuellement, je ne sais qui de nous deux à pris plus de plaisir.
- Pensons à tes bébés, ma chérie, je veux être le jour de ton accouchement, dis-je, pensive.
Arrivées à la villa, Prudence nous attend avec Octave, qui est venu à bord de sa propre voiture.
- Tiens, l’écrivain et la cousine de Penny, dis-je, à Hermine.
- C’est lui l’écrivain, dit Hermine. Il est pas mal, disons 30 ans, Penny, 20 ans.
- Non, dit Penny, 25 ans et 18 ans. Tu pourras critiquer l’auteur de « cœur de Shawn », je pense que Prudence a du lui donner son avis.
- Alors, Prudence, Octave adore tes critiques. J’ai une future lectrice de « cœur de Shawn », Hermine, la demi-sœur, tu pourrais la rajouter dans tes futures aventures romantiques.
- Je pensais que c’était une femme qui a écrit ce roman, avec un prénom masculin pour se cacher, dit Hermine.
- Oui, on voit de tout chez les écrivains. Ca aurait pu moi aussi, Shawn, l’auteur de ses lignes romantiques, excitantes, torrides. Ce docteur, j’ai relu quelques passages. Il est très sympa, comme un vrai docteur. Le capitaine du vol, il est serviable, que des amants potentiels pour ton héroïne. Je ne vais dévoiler l’histoire, Hermine tu dois la lire. Tu m’as pas dit, qu’il avait été publié, Octave. Hermine l’a vu à l’aéroport.
- Bon, tu me tentes. J’ai toujours suivie tes conseils, ma demi-sœur chérie.
- Attention, il existe plusieurs variantes de « cœur pour Shawn » version romantique, version passion, version torride et version cherchez l’amant. Certaines sont publiées et d’autres pas encore. Il faut jouer avec le mystère.
- Cherchez l’amant, tu m’intrigues, dis-je, en l’embrassant sur la bouche. Je crois que l’amant de ton héroïne est celui qui écrit l’histoire.
- Tu l’embrasses, l’écrivain, sur la bouche. Tu as sacrément changée. Tu détestais embrassée un homme auparavant.
- C’était avant ces vacances. Je dois m’adapter, dis-je.
Nous fermons la villa pour souper chez Penny, nous passons ensuite quelques longues journées entre sœurs, à discuter de nos problèmes. Je fais même un cours descriptif des hommes que j’ai rencontrée depuis mon arrivée.
1er novembre
Vers 8 heures, après une nouvelle nuit torride avec ma demi-sœur, nous redécouvrons nos plaisirs secrets. Elle prend conscience de ses erreurs.
- Tes erreurs et mes erreurs du passé ne comptent pas, ma chérie, nous avons nous tourner vers l’avenir. C’est à dire le mois de mars prochain, peut-être que moi aussi, j’ai trouvé mon bonheur. Tu gardes tes bébés et on s’en occupe à deux, à trois, à quatre, à six voir davantage. Je connais du monde pour répondre à tes besoins, ma chérie, en l’enserrant dans mes bras.
- Tu es une vraie organisatrice de nos vies. Il est comment Brice, le docteur. C’est comme celui dans le livre, j’ai presque fini de le lire. Quel romancier, c’est un de tes amants, dit Hermine, en l’embrassant sur la bouche.
- Nous sommes attendus à 14 heures. Penny nous emmène. On se fait belle, tailleur ou robe au choix, tu te lâches, dis-je.
- Je me lâche, tu veux du torride, pour ce docteur, dit Hermine.
- Pas trop, mais juste ce qu’il faut, dis-je.
Vers 13 heures, Le téléphone sonne. Il est 3 heures du matin à Paris, je décroche :
- Allô, Shawn à votre service, oui…. Marc, le responsable international, prochainement pour la zone Asie Pacifique, tu me manques… Oui, la Nouvelle-Zélande et l’Australie sont dans cette zone, pas en Océan Indien… Auckland n’est pas la capitale, c’est comme Sydney, mais c’est Wellington et Canberra. Deux heures de vol entre Auckland et Wellington, un long vol depuis Londres… Capitaine Ken sera fier de vous accueillir, avec Prisca et Astrid… Penny vous accueillera à sa descente de votre superbe voyage… Cela te tente…. Désolé, tu peux pas venir… Quel dommage, tu sais que je suis amoureuse d’un superbe amant, O… Il est écrivain, très coquin… Tu ne peux vraiment pas, Marc, tu me déçois….
Je raccroche.
- C’est un appel de France. Marc ne peut pas venir. Mais O est un superbe amant.
- O, quelle initiale : Oscar, Octave, Omar, Ophélie, Olivia, Odalisque, Olympe, la liste est longue, ma chérie. Il a vu l’heure depuis la France. Il devait penser que tu dormais encore. Le décalage horaire, il faut qu’il règle sa montre. Faisons-nous belles, pour ce Brice. Nous avons largement le temps. Tu connais une esthéticienne.
- Mais Octave, il sait mettre en beauté nos corps, dis-je. Tu vois mes ongles vernis, c’est Octave.
- Tu l’appelles, ma chérie.
- Octave, ici ton duo d’amoureuse, tu viens nous faire les ongles, pour le rendez-vous de 14 heures. Cela pourrait être dans tes aventures romantiques, exotiques et torrides.
Les deux amoureuses sont aux anges.
Une fois prêtes, fardées et parfumées, nous prenons la voiture d’Octave, une berline. Moi, je suis vêtue d’une robe fuchsia entièrement boutonnée avec des nu-pieds mettant en valeur mes ongles vernis de rouge, les cheveux libres, les lunettes de soleil et Hermine, en robe de grossesse blanche, avec des escarpins à petits talons, les cheveux libres, comme moi, les lunettes de soleil. Octave nous conduit au cabinet, avec un quart d’heure d’avance sur l’horaire.
- Octave, tu viens avec nous, s’il te plait, je dis. Il faut que tu rencontres le docteur Brice.
- Bien, mesdemoiselles, je peux assister aux séances, dit Octave.
- On verra, dis-je.
Brice nous reçoit, comme à la prise de rendez-vous, dans son costume.
- Laissons-moi deviner, la fuchsia est Hermine et la blanche est Miss Shawn, dit-il.
- Non, la fuchsia, c’est moi, ta future secrétaire, mon Brice, dis-je, en le taquinant. Voici, un ami, Octave, écrivain, un peu coincé comme moi en amour.
- Quel programme, Miss Shawn, pour vous, une à deux séances, pour Hermine, nous verrons, dit Brice, en me regardant fixement dans les yeux.
- Oui… dis-je, rêveuse.
- Shawn, il t’a parlé de deux séances au moins, dit Octave. Pour moi, quelle solution, Docteur Brice, je crois que je suis aussi amoureuse des deux.
- Nous verrons, après la séance des deux beautés, dit Brice. Ma future secrétaire, quelle ambition, je reconnais que des fois, j’aurai besoin de l’élégance Française à mon secrétariat. Vous êtes disponible quand, après vos vacances ou à retour de France ?
- Oui… dis-je, rêveuse.
- Entrons, mesdemoiselles, nous allons commencer par toi Miss Shawn, tu vas me raconter brièvement tes soucis personnels, qui sont la cause de tes problèmes.
- Bien, je rêve de rencontrer l’homme de rêve, Brice, mais je suis intimidée, nerveuse, anxieuse. Je déprime de ne pas avoir de bébé comme Hermine, mais une grosse envie. Hermine m’a donné cette envie. J’ai tellement envie…
- Du calme, je ne suis pas là pour satisfaire vos désirs, mais il semble, cet état de sommeil, sur mon divan, te va bien. Tu es relaxée, je ne peux soupçonner que tu sois nerveuse, intimidée. C’est le premier pas qu’il faut faire. Quels superbes pieds aux ongles vernis, détend-toi, je vais me masser les zones sur tes pieds pour voir si cela te fait de l’effet.
- Quelle sensation…
- Elle aime ça, ma Shawn, dit Hermine. J’aurais droit aussi.
- Oui, j’ai trouvé ses zones sur son pied. Elle devra les masser un peu à chaque fois, avant son prochain rendez-vous. Tu peux te réveiller, Miss Shawn.
- C’est déjà fini, j’ai l’impression d’avoir dormi une éternité. Je peux me rechausser. Tu m’indiques sur un schéma mes zones à masser. Tu masses bien, mon Brice….
- Hermine à votre tour, déchaussez-vous, Miss Shawn regarde si vous avez les mêmes problèmes. Tu peux prendre note.
- Oui… dis-je, rêveuse. Je note. C’est combien, la séance…
Hermine raconte ses problèmes et Brice lui masse les pieds. Elle est très détendue.
- Trois mois de grossesse, pour Hermine, j’espère que Miss Shawn sera enceinte prochainement, dit Brice.
- Tu m’aimes…, dis-je rêveuse. Faisons un bébé…
- Je finis mes séances et nous verrons quand tu es libre à la villa, dit Brice.
- Je suis disponible à toute heure, j’ai tellement envie… Hermine, tu es d’accord… Une Van Cook peut s’offrir à Brice…. Dis-je.
- Oui, tu es libre de ton amour, ma Shawn. Tu es très rêveuse, cet après-midi.
Nous sortons du cabinet.
- Brice, on te doit combien, s’il te plait, je te paye comment ?
- Non, la première séance est gratuite. Les autres sont payantes, si tu deviens ma secrétaire, je fais un prix à Hermine, Penny, Prudence voir ton Octave, c’est ton chéri.
- Non, c’est toi mon chéri. Octave, il a juste besoin d’une aide de la nature, tu vois… dis-je, en fixant le regard de Brice. Il est puceau, mais d’ici quelque temps, il connaîtra le plaisir et il pourra s’offrir à toutes les Néo-Zélandaises. Toi, je te réserve pour mon bébé… Mon bébé, tu veux un bébé avec moi, une Van Cook… Je dois assurer la descendance avec Hermine.
- Quel programme, dit Octave, tu as beaucoup changée. Au fait, toi aussi, tu es…
- Ne dit rien, Brice et moi, ce sera une longue histoire… Un mariage, un bébé et plein d’histoires romantiques… dis-je, rêveuse. Je vais rester encore ici au cabinet, je prends les appels, Brice.
- Bien, pendant que je m’occupe de Penny et Prudence, tu as le téléphone, l’ordinateur pour les rendez-vous, ici, tu peux me passer l’appel et tu dois dire aux patientes, le plaisir de mes séances.
- Oui, massage de pieds, pour la connaissance de vos problèmes, vous saurez surprise, tout comme moi, merci, Brice. Je m’en occupe, comme si j’étais ta secrétaire depuis des années, dis-je.
Je reste au-delà de 18 heures. Brice me donne d’autres conseils, et me caresse, sous ma robe déboutonnée par le bas.
J’imagine la soirée que nous allons passés ensemble.
5 janvier
Vers 8 heures, j’arrive au bureau, mon ventre s’est arrondi. Déjà deux mois de grossesse, grâce à Brice, mon chéri. Hermine est suivi par le même gynécologue, le frère de Brice, un Adonis de rêve, un plus âgé. Hermine veut sa présence pour son accouchement.
- Mon trésor, mon chaton, tu es sublime, cet ensemble chemisier fuchsia et cette jupe de grossesse fleurie, cachant tes dessous Français, tes sandales blanches à petits talons, tu es à croquer. J’aime ta nouvelle coupe, plus courte, tout en restant féminine. Ton bébé est heureux avec toi.
- Oui, j’ai mes nausées du matin, mais j’ai un peu faim, dis-je lors d’un baiser fougueux, avant l’ouverture du cabinet. Les patientes du jour sont…. Hermine vient te voir. Elle a son chéri, mais je la comprends, ses problèmes sont complexes avec elle et moi. Tu sais…
- Dit moi, Miss Shawn Van Tasman… dit Brice.
- Rien, Van Tasman comme le séduisant commandant de bord Ken… avec un éclat de rire. Je suis donc quand je t’épouse, de sa famille avec sa séduisante Astrid…
- De quoi tu parles, dit Brice, surpris. Tu me sourit. Tu es heureuse.
- Occupons nous du cabinet, Ken, Astrid, quel programme, dis-je, en ouvrant le cabinet.
La journée se passe normalement avec les vœux de bonheur des patientes.
Sur la porte du cabinet, je découvre Brice et Shawn Van Tasman, soins pour l’esprit.
Vers 16 heures, je reçois un appel téléphonique avec une voix masculine :
- Miss Shawn, ici le Surf du Cœur, de RNCV, que diriez-vous d’être la nouvelle voie de Courrier du Cœur, de 22 heures à minuit sur RNCV ?
- On peut faire un 21 à 23, je préférais, pour raisons personnelles. Qui est l’animateur habituel ?
- Brice, le docteur Brice, je suis bien au cabinet de Shawn et Brice Van Tasman, ancienne Miss Shawn Van Cook, la belle du vol Wellington Auckland du 22 octobre. Quel vol, je garde un très bon souvenir, d’une élégante aux yeux verts, sortant du cockpit du capitaine Ken.
- On s’est vu. Je n’ai pas fais attention à vous, le Surf du Cœur. On peut se voir. Je dois voir avec le docteur Brice.
- Il sera ravi d’être en galante compagnie.
- Je dois prendre une voiture pour vous voir, Surf du Cœur.
- Non, au 7e étage du cabinet du Docteur Brice, avec un balcon à l’extérieur, porte RNCV, je t’attends, la douce voix.
Je vais voir Brice et je lui raconte :
- Tu es accord, mon chéri, 21 à 23, ce soir, sur Courrier du Cœur avec toi.
- Une voix féminine sur ce créneau, mais tu vas amener de nouvelles auditrices. Vas-y au 7e étage par l’ascenseur.
- Tu es d’accord. Je t’aime.
Arrivée au 7e étage, je trouve la porte de RNCV ouverte.
Il y a quelqu’un et je découvre le studio d’enregistrement, vide.
- Tulipe, c’est toi, dit une voix masculine similaire à celle du téléphone.
- Surf du Cœur tu te montres. J’ai l’accord.
Soudain, un imposant blond surfeur musclé, de 1,90 m, 40 ans, apparaît en chemise et short, les longs cheveux au vent.
- Tiens, Tulipe, tu es enceinte. L’heureux père va être comblé.
- Tu me gâtes. Deux mois déjà, j’ai hâte. Donc, c’est là, mon nouveau bureau. On se voit un peu avant 21 heures, je dois me changer. Je ne suis pas très élégante.
- Non, tu restes dans ta tenue, tu es à la radio. C’est ta voix qui doit charmer. Quel regard, ton chéri a de la chance. On va faire un essai. Fleur, tu mets en marche le micro. J’annonce : Tulipe, essais RNCV.
Je suis un peu gênée, le casque sur les oreilles, devant le micro :
- Ici, votre nouvelle voix de la nuit, Tulipe, sur RNCV Courrier du Cœur. Rendez-vous de 21 à 23 heures.
Soudain, j’entends un bruit dans mes oreilles :
- Ici, Surf du Cœur, tu es parfaite. Je fais un essais pour les appels téléphoniques. Depuis quand tu es amoureuse de Brice ?
Je suis gênée.
- Disons depuis toujours, je suis…
- Très bien, l’essais est enregistré. Fleur, c’est enregistré. Tulipe, tu sais que tu es passé en direct sur RNCV, l’annonce repasse avant l’émission.
- Tu as coupée ma réponse, s’il te plait.
- Oui, ne t’inquiète pas… Fleur, tu as coupée… Il reste l’annonce d’introduction… Tu veux écouter.
J’écoute, ma voix me trouble.
Je repars au cabinet.
Brice me surprend après mon quart d’heure d’absence.
- J’étais sur RNCV à l’instant. Tu es parfaite, la voix douce… Depuis toujours…
- Quoi, depuis toujours, mon chéri, tu peux…
- Je veux dire que tu veux faire de la radio.
- Oui, je voulais te faire plaisir.
- J’ai réservé un service au cabinet. Tu te refais une beauté ici. Ce soir, 21 à 23, RNCV Courrier du Cœur avec ma belle Tulipe.
- Merci, tu es…
- Ne dis rien, tu es heureuse, moi aussi. Ton bébé doit l’être aussi.
Vers 21 heures, nous retournons au studio d’enregistrement. Fleur est déjà en place. Surf de Cœur nous attend.
- Tulipe tu prends ce fauteuil, voici ton casque, Brice tu restes à ses côtés. Le couple de notre Courrier du Cœur est en place. Alors depuis toujours, tu rêves de faire de la radio. A toi les manettes ce soir. Fleur, te trouves le titre musical pour la pause musicale et tu reprends ensuite. Attention, l’introduction est lancée. Le standard est en ébullition, des messages arrivent sur notre messagerie. Tous veulent connaître la séduisante Tulipe. Attention top antenne, à toi Tulipe, tu peux parler.
- Chers auditeurs et auditrices, ici, Tulipe, j’espère que ma voix vous sera familière. Je suis là pour aider le docteur Brice. On me signale un appel, merci Surf…
- Allô, Tulipe, bienvenue sur les ondes, je suis Prisca. On s’est peut être croisée. Mon souci, je ne sais comment une femme peut montrer qu’elle aime son chéri, même si des fois, il est loin d’elle.
- Prisca, je vois, tu veux parler d’un amour à distance. Voyons, elle peut lui téléphoner, lui envoyer une carte d’amour, une invitation à son retour, elle peux… Je m’égare.
- Non, Tulipe, tu m’as aidée. J’espère que Tulipe tu ferez de même si tu avais un chéri.
Je marque un temps de réflexion.
Prisca a raccrochée.
Une pause musicale avec un extrait de la scène de strip-tease de neuf semaines et demi est diffusée. Je suis toute excitée.
Je reprends le micro.
- Désolée, pour mon égarement, Prisca, si tu m’entends. Autre appel, un auditeur… De France, RNCV est sur les grandes ondes et sur Internet, votre prénom, monsieur, j’aime la France… Vous voulez une réponse en Français… Il est actuellement 11 heures 30 à Paris et il est actuellement 21 heures 30 à Auckland, pour nos auditeurs.
- Je m’appelle Marc. Je me souviens d’avoir rencontrée une séduisante Française, qui est partie assez souvent dans son pays, Auckland ou Oakland en Californie. Je ne sais plus très bien. Elle me manque, si elle est heureuse, va-t-elle me contacter à nouveau ?
- Marc, quel vaste sujet, une Française d’Auckland, dont vous étiez amoureux, en somme. Cela rejoint l’autre appel. Elle était très séduisante. Pour vous contacter, c’est elle qui décide, docteur Brice. Il me fait signe que oui.
- Elle avait de grands yeux verts et une longue chevelure. Elle est très timide.
- Je vois, elle vous a marquée. A sa place, je reprendrais contact avec vous.
- Merci, de votre gentillesse, quelle douce voix, elle me semble familière…
- Tulipe, Marc a eu un problème de liaison. Nous tentons de le contacter.
- Non, tu as vu l’heure en France, laissons faire de beaux rêves cet après-midi de sa Néo-Zélandaise. Auckland ou Oakland, il a dit, il est nul en géographie.
Une pause musicale de Dirty Dancing avec la scène de la danse dans le lac, Surf me séduit.
Je vais sur le balcon, embarrassée par ses deux appels. Brice me rejoint. Il est déjà 22 heures. Il me pose les mains sur le ventre.
- Qui est ce Marc, Prisca je vois qui elle est ?
- Marc, je ne le connais pas, mais il me connaît. C’est du passé. L’avenir c’est nous deux et notre bébé.
- Tulipe, un dernier appel et tu peux rentrer chez toi, dit Surf. C’est le grand amour, au fait Marc t’a laissé un message sur notre messagerie. Tu le liras à la fin.
- Je verrais. Entrons, il fait un peu frais.
Je reprends l’antenne :
- Ici, Prudence, Tulipe, que penses-tu si un ami te disait qu’il t’aimait, tout étant enceinte d’un autre et que tu voulais l’épouser ?
- Vaste question, épouse cet ami et ignore l’autre, Prudence. Tu es enceinte de combien de mois ?
- Cinq mois de jumeaux, mon ami va m’aider pour leur éducation.
- Fais-le. Tu seras heureuse, moi aussi je le serais à ta place.
Je verse une petite larme d’émotion.
- Amis auditeurs et auditrices, j’envoie l’hymne Néo-Zélandais pour clore cette superbe émission. On se retrouve bientôt sur Courrier du Cœur RNCV, ici, Tulipe, bonne nuit. Hymne lancé.
Tout le monde chante dans le studio, debout. Je verse quelques larmes de bonheur, les mains de Brice et de Surf sur mon ventre.
De retour à la villa, que je partage avec Brice et Hermine, après un bon bain relaxant, je rejoins mes amis.
- Tu sais que tu as battu des records d’audience sur RCNV, Surf de Cœur te garde. Disons, la prochaine dans un mois ou avant, si tu veux, dit Brice.
- Une fois par semaine jusqu’à mon accouchement, si je peux, je lis le message de Marc. Il m’informe que ma société va installer une antenne à Auckland, plus une autre à Wellington, voir à Sydney et à Canberra. Il ne sait quand il viendra.
- Eh la coquine, comment tu sais avec Octave ? dit Hermine.
- Quoi, Octave et toi, c’est un futur mariage, je suis heureuse pour toi, Hermine, dis-je, en larmes de bonheur. Je vais t’embrasser.
- Eh toi, Marc, tu lui écris, tu l’appelles, ma Shawn, dit Hermine.
- Non, il va venir prochainement. Brice, je te le présenterais, c’est un ami. Je n’ai rien avec lui.
- Je te crois, mais tu semblais toute pâle quand il t’a appelée.
- Rien, c’est le mal du pays, la France. Mais je suis Néo-Zélandaise, je reste ici, ma nouvelle vie. Tu sais que mon père est fière de nous trois, Hermine, Brice et moi, et nos bébés aussi et d’Octave. Allons nous coucher, quelle journée, tiens, ça bouge bien, mon petit amour, Octave.
Personne ne prête attention.
13 février
Je passe ma visite pour ma grossesse, chez un ami de Penny, gynécologue, pour mon troisième mois de grossesse.
- Madame Shawn Van Tasman, même si vous n’êtes pas encore mariée. L’échographie me pose problème, Brice a fait le nécessaire. Vous êtes heureuse, animatrice sur RNCV, Courrier du Cœur, vous êtes stable, secrétaire du docteur Brice.
- Quel est le problème ?
- Nous avons deux voir trois bébés dans votre ventre arrondi, dit le séduisant docteur Nathan, un brun barbu de 45 ans, 1,75 m.
- Répétez, deux ou trois, comment j’ai fait ?
- Le mystère reste entier. Hermine, c’est deux confirmés. Pour vous, mes collègues ont vérifié les vidéos et les photos, nous avons six pieds, donc trois bébés. Attention, il faudra vous ménager. Il vous faudra de l’aide chez vous.
Je fonds en larmes, d’émotion.
- Vous êtes sûre, Nathan.
- Oui, vous semblez surprise, émotive, sensible. Asseyez-vous, regardez par vous-même.
- Oui, six petits pieds, on a les sexes.
- C’est difficile, ils sont très actifs et se cachent.
Brice arrive à l’improviste à la clinique.
- Docteur Nathan, ma chérie va bien. J’espère que son bébé est heureux.
- Chéri, j’attends deux ou trois bébés…
- Des jumeaux ou des triplés, je ne comprends pas, dit Brice.
- Moi non plus, ni le docteur Nathan, moi, vierge, je vais donner naissance à des triplés. Je dois rêver. Je suis une femme heureuse, ta future épouse, une Van Tasman. Je dois voir tes parents pour leur annoncer la nouvelle. Je dois revoir ma garde-robe. Je dois revoir…
- Chaque chose en son temps. Je prends une remplaçante le temps de ta grossesse. Mes parents sont en vacances en Europe, ils rentrent pour juillet. Mais, Ken et Astrid tu peux les voir. Ils sont en vacances, le temps que Ken devienne pilote instructeur.
- Bien, mon chéri, je t’aime. On n’a pas encore les prénoms. Il y aura un Shawn, une Hermine et le troisième, on verra.
- Brice, tu t’occupes bien d’elle. C’est un véritable délice de l’avoir à chaque rendez-vous. Elle me questionne sur sa rubrique Courrier du Cœur. Elle a des patientes enceintes.
- Je sais. Elle a besoin d’en savoir plus. Tu as le bonjour d’Octave, je l’ai croisé à la clinique. Hermine fait ses examens aussi. Ces jumeaux sont confirmés et toi, des triplés, il faut revoir l’aménagement des chambres.
- Il faut acheter…
- Tu ne fais rien. J’ai des personnes qui sont là pour cela. Toi, tu te reposes, tu viens jusqu’en mai, puis je ne veux plus te voir au bureau. Tu te reposes, tu lis, tu t’occupes.
- Je peux faire le Courrier du Cœur depuis mon lit, avec un petit studio relié au grand studio. Parle-en à Surf. Je prends ton standard depuis mon lit en journée.
- On va voir. Tu es très élégante, enceinte de tes triplés.
- Tu me dragues, je te taquine.
- Bien, le couple est heureux, les triplés sont heureux aussi, dit Nathan.
Nous rentrons à la villa. Hermine me questionne :
- Alors ton bébé, il va bien. Les miens ça pousse et je le sens.
- Tu vas pas me croire…
- Quoi, tu as des jumeaux comme moi…
- Non, mieux que cela, c’est exceptionnel. Octave, il doit l’apprendre. Appelle-le, s’il te plait.
- Octave, Shawn a une confession à te faire, dit Hermine.
- Octave, tu te souviens le fameux jour. Oui, tu m’as dit que la fusion avait eu lieu. Elle a eu lieu, je suis enceinte de triplés, dont peut-être un de toi.
Octave tombe dans les pommes.
- Oui, Hermine, Octave m’a mise enceinte peu avant Brice.
- Tu es une sacrée coquine, il revient à lui.
- Des triplés, dit Octave, dont un de moi, tu plaisantes.
- Un test de paternité le prouvera, après ma grossesse, dis-je. Je veux connaître leurs pères, messieurs, devant Hermine, Octave et brice.
Le déjeuner est calme.
J’appelle mes parents à Canberra.
- Ma fille, je n’attendais à un tel événement. Tu as un peu de décalage avec Hermine, pour le mois de mai. Dès que tu peux, après ton accouchement, en août, tu viens à Canberra. Pour Hermine, je vais voir pour lever son interdiction.
- Merci, papa, je t’aime. Brice est l’homme qui me faut.
- Au fait, j’ai une demande d’entrée sur le territoire Australien d’un certain Marc, pour juillet, pour un séjour de trois mois. Il te connaît, selon les informations, car il va installer une société à Auckland et à Wellington. Marc Van Cook, un cousin éloigné, que tu ne connais pas encore.
- Marc, un cousin éloigné, que le monde est petit et dire que je croyais qu’il portait un autre nom de famille… Rien, ce sont les triplés qui me troublent.
- Oui, c’est ton cousin éloigné. Tu lui manques. Je l’ai eu au téléphone. Je n’ai pas donné ton téléphone personnel.
- Mon cousin éloigné n’a pas le droit de me contacter. Fais-le s’il te plait. Je suis disponible pour le prendre, quand il veut. Je vais rester à la villa quelques jours.
- Attends, il fait un vol Paris via Londres, Perth, Sydney pour une semaine, puis Sydney… Wellington pour un vol direct Auckland, quel voyage.
- Perth, Sydney, Wellington, Auckland ou Oakland en Californie, il ne s’est pas trompé au moins, dis-je, dans un grand éclat de rires.
- De quoi tu parles, mais Auckland, c’est en Nouvelle-Zélande.
- Non pour Marc, c’est Oakland, en Californie, il est nul en géographie. Je plaisante. C’est mon cousin éloigné, il connaît les Antipodes. Je suis très coquine, tu sais.
- Je raccroche. Bonne chance, ma fille chérie, on se verra à l’accouchement. Les Van Tasman sont des personnes très bien. Tu connais Ken, il est très séduisant.
Il raccroche.
25 avril
Vers 8 heures, Penny va chercher Marc à l’avion en provenance de Wellington, piloté par Astrid. Prudence l’accompagne, conduit la voiture de Penny, car elle prépare son permis de conduire.
A l’aéroport, au hall arrivée, Penny accueille Marc, 30 ans, brun, athlétique, en costume, qui est en discussion avec Astrid, sur le fameux vol entre Wellington et Auckland, avec moi puis avec ma demi-sœur Hermine.
- Je présume que vous devez être Marc, l’ami de mon amie Shawn, disons Prudence Hermine et de sa demi-sœur Hermine. Toutes les deux sont enceintes. Elles sont à la villa de vacances à Auckland. Je suis Penny et voici ma cousine Prudence.
- Vous êtes aussi élégante que cette séduisante Shawn, dit Marc. Je loge où, j’avais réservé une chambre d’hôtel, pour ne pas les déranger.
- Shawn, elle a de la chance. Tu es son amoureux. Elle t’a parlé de Brice et d’Octave, ses amoureux, dit Prudence, en le draguant.
- Je suis au courant, Mademoiselle Prudence, je suis de la famille. Brice est l’époux de Shawn, j’ai étais retenu pour son mariage et Octave est son ami. Je crains que cela déplaise à Shawn, de voir sous cet angle, que je sois son amoureux.
- Tu vois pas que cela agace Marc. Il a très envie de les revoir, dit Penny. Prudence, tu surveilles la route. Je préviens Shawn de ton arrivée.
Le téléphone fixe sonne, je suis allongée sur mon lit, à moitié endormie.
- Allô, Penny, il est là. Tu l’amènes à la villa, on a tant de chose à se dire. J’espère que personne n’a pas fait un faux pas, sur mon cousin éloigné.
- Je ne savais pas, dit Penny. Bon, il faudra le dire à une certaine personne, tu dois être heureuse de sa venue. Sa chambre est prête, Brice et Octave l’ont équipée.
Je raccroche.
Arrivé à la villa, je sors sur le pas de la porte, dans ma robe de grossesse bleue, pieds nus, les cheveux libres. Hermine se repose.
- Marc, tu as pas beaucoup changé depuis tout ce temps. Je t’ai quitté en octobre de l’année dernière. Nous sommes très proche, mon cousin éloigné, dis-je. Moi, si, je suis enceinte de triplés.
- Il est ton cousin éloigné, désolé, dit Prudence. J’ai fait une grosse bêtise, je pensais…
- Tu pensais que j’avais encore un amoureux, dis-je. Tu sais que cela mérite une bonne punition, mais je dois tranquille. Nous verrons après l’accouchement en août, Prudence. Je retiens.
- Vous avez beaucoup à vous dire, dit Penny. Viens, Prudence, laissons-les tranquille. Ce sont des affaires de famille Van Cook.
- Ma chère Shawn, tu as le bonjour d’Astrid. Elle a assuré le vol aujourd’hui. Elle a hâte de voir tes bébés. Fais attention, Hermine dort encore. C’est pour bientôt, elle a besoin de repos.
Nous passons la semaine de parler des divers projets en Australie et en Nouvelle-Zélande.
3 mai
Dans la journée, Marc reçoit un message en provenance d’Ecosse, ma patrie de naissance aussi, j’ai vécu entre l’Ecosse, la France et la Nouvelle-Zélande et d’autres pays par la fonction de mon père.
Marc est très embarrassé.
- J’ai une confidence à te faire. Ton amie Penny, j’avais prévu de l’épouser, mais je vais devoir repousser à une date ultérieure.
- Rentre en France, je lui dirais, elle comprendra. Il y a un souci en Ecosse, je pense.
- Comment tu le sais, je n’ai rien dit.
- Mon instinct, il a du passé quelque chose dans le manoir où je suis née. Tu te souviens où nous jouions ensemble.
- Tu vas pas me croire, Marie Caroline, la fille unique du colonel des gardes royaux Ecossais, James Van Cook, est sortie indemne d’un accident de la route. Mais la conductrice, ma fiancée, Prudence Van Tasman est décédée. Quelle histoire, ton père a mis tous les moyens en œuvre pour faire éclater la vérité. La voiture est une épave. Prudence est une conductrice sérieuse.
- Si jamais, c’était Marie Caroline, qui a 15 ans, qui conduisait, disons, en état d’ébriété. Tu peux m’expliquer l’impact en place passager.
- Marie Caroline qui conduit, mais cela est illégal.
- Nous verrons, c’est une théorie.
Hermine arrive.
- Une Van Tasman est décédée suite à un comportement de cet enfant gâté, Marie Caroline. Elle devra des explications à toute la famille Van Cook et Van Tasman. Tu as pensée à ton chéri Brice. Mais elle veut une guerre.
- Il doit être au courant. Je ne vais pas pouvoir aller à l’enterrement. Je ne suis pas prête pour aller en Ecosse, pour l’instant. Je dois éduquer mes enfants pendant quelques années, dis-je, en larmes.
- Shawn, attends quelques années pour t’y rendre, un bon conseil, la situation au manoir doit être tendue. Tu te souviens de Madame, la grand-mère, Victoria, elle va demander elle aussi des explications.
- Je me souviens de ses colères, si tu fais une bêtise. Je me tenais à carreau. Marie Caroline va déguster, dis-je. Tu envoies les condoléances de notre part au colonel, à Victoria et à la famille Van Tasman en Europe et ici.
- Bien, Shawn, je vais faire le nécessaire. Tu envoies des fleurs pour Prudence Van Tasman, pour sa tombe.
- Oui, tu peux les commander, en mon nom et au nom de nous tous.
Marc passe la journée sans un mot. Je tente de le consoler.
Penny est très gênée par ce contre-temps. Prudence ignore les faits, à ma demande personnelle. Il ne faut pas alimenter les tensions.
27 juin
Hermine a ses jumeaux dans la villa. Je suis à ses côtés, Marc fait la navette entre Auckland et Wellington, pour se changer les idées. Je ne fais aucune allusion à l’Ecosse.
Vers 22 heures, Marc rentre tard. Je l’attends avant de me coucher.
- Mon Marc, tu veux un café, un petit repas léger. Je te le prépare. Brice a fini les berceaux. Pour la table à langer, je prendrais celle d’Hermine, cela fera moins de soucis. Les couches on partage, puis la layette on partage. Je ne sais si j’ai trois garçons, deux filles et un garçon ou l’inverse. Je laisse la surprise à l’accouchement. Prends-moi dans tes bras.
- Tu es heureuse, toi. Penny est très malheureuse, mais je vais préparer ce mariage, maintenant que Hermine a un peu de temps libre, toi aussi. Tu t’en occuperas, section musique, miss Courrier du Cœur. L’émission s’est arrêtée pour deux mois.
- Surf m’a mise au repos. Prendre l’ascenseur, tous les jours, me gêne avec mon ventre arrondi. Tu sais que des triplés ça prend de la place et je préfère reste sur la terre ferme. Mais je reprendrais l‘émission ensuite, peu après mon accouchement, même si je peux le faire avec mon petit studio d’enregistrement dans la villa.
- Non, si tu peux continuer ici, fais-le.
- Imagine, si j’ai les contractions en direct, je devrais rejoindre la maternité dans l’instant.
- Elles peuvent arriver à tout moment, dès…
- Oui, ce sont mes bébés qui décident, pas moi. Tu sens comme ils sont actifs. Je vais me coucher. Si tu as besoin d’aide, tu sais où me trouver. Brice est de remplacement sur une clinique à Christchurch, mais il rentre une fois par semaine. Ta présence m’aide à me sentir bien, mon cousin éloigné. Prudence, rêve, on a fait l’amour tous les deux.
- Non, juste des caresses de ton corps, dans ton appartement, pas plus, tu étais très heureuse.
- Tu as caressé mon corps, coquin.
- C’était ton sublime corps d’avant, dit Brice, en me toisant.
- Mon corps d’avant, je ne suis plus assez belle aujourd’hui, avec mes rondeurs, tu me taquines.
- Va te coucher, on en reparle quand tu veux, Miss Caresse des Antipodes.
- Merci, pour le surnom…. Je vais dormir, j’ai trop sommeil.
Je rêve de mes soirées passées avec Marc dans mon appartement et au bureau.
25 juillet
Vers 15 heures, alors que je me douche, me fais belle. Je crie :
- Contractions, la valise, maternité…
- J’arrive dit Hermine. Octave a envoyé une ambulance en urgence à la villa.
- Mince, je ne suis pas épilée mes jambes. Shawn, tu te négliges, ma chérie.
- Tu le feras à la maternité, tu auras le temps, pendant ces bébés choisissent leurs heures, dit Marc, qui arrive à l’improviste, avec un gros bouquet de roses rouges, prévu pour Penny.
- C’est pour moi, tu es trop gentil, Marc.
Octave arrive :
- La maternité est prête. L’ambulance t’attends.
- J’arrive. Encore, mes bébés laisse-moi me préparer…
Arrivée à la maternité, je suis en salle de travail, Marc est là pour assister à mon accouchement. Octave a prévu attendre dehors.
L’accouchement dure jusqu’à l’aube pour le premier puis les autres jusqu’à midi. J’ai très faim.
- Voici, vos bébés, une fille et deux superbes garçons, vous avez prévu leurs prénoms : Prudence Shawn Victoria, Marc Octave Brice et Ken James Nathan, cela vous convient, monsieur Marc. Tu as prévenu Brice, Octave et Hermine.
- Ils vont venir. On te conduit dans ta chambre avec tes bébés, dit Marc, tu es sublime.
- Mes jambes à épiler, j’ai faim. On s’occupe aussi de moi et des bébés.
Une sublime infirmière entre, c’est Prisca, qui s’est déguisée.
- Madame Shawn Van Tasman attend son déjeuner ainsi que les biberons de ses bébés. Coucou, c’est ton hôtesse Prisca. Je vais épiler tes jambes, tu seras belle pour les photos.
- Tu es sublime. C’est ta reconversion, dis-je surprise, en faisant un grand sourire suivi d’un éclat de rire.
Ken et Astrid me rejoignent, pendant Marc, Brice et Octave font les formalités de sortie. Je reste quelques jours, à allaiter mes bébés.
5 août
Mes bébés sont installés. Nous avons cinq berceaux, un nombre incalculable de biberons, de couches et de produits nécessaires. C’est une vraie gestion à organiser. Je dois allaiter, les changer, mais mes hommes Brice, Octave et Marc se relaient. Prudence, ma fille est la favorite de ces messieurs. Elle n’arrête pas de sourire quand elle voit Marc.
Je dois organiser la venue de mes parents depuis Canberra. Marc le fait avec gentillesse. Je fais mon maximum pour le mariage de Penny. Mais sa cousine Prudence nous intrigue.
- Shawn, je peux te poser une question. J’ai une personne qui m’a envoyé un drôle de message sur une Prudence qui conduisait une voiture et qui est morte, mais cela n’est pas la faute de la passagère.
- Prudence, qui t’a donnée cette information sur cet accident, Marc, vient une minute.
- Oui, Shawn, Prudence montre ton message sur ton téléphone portable. Tu connais cette adresse ?
- Marie Caroline, comment elle a eu ton adresse, Prudence ?
- Nous avons des correspondants en Angleterre et cette Marie Caroline, 15 ans, a voulu correspondre avec moi. Je suis restée discrète sur ma vie privée et les vôtres. Ce message me trouble.
- Tiens, Prudence, l’enquête de la police n’est pas encore finie. Ce message est une violation de l’enquête. Tu diras à Marie Caroline…
- Non, dit Marc, tu ne réponds à ce message. Tu me le donnes, je l’imprime et j’en fais copie aux autorités judiciaires. Tu limites tes messages avec elle. Ne cherche pas à savoir, Prudence.
- Oui, Marc a totalement raison, cette Marie Caroline cache un lourd secret sur cet accident. Je ne peux rien dire de plus, dis-je, en colère.
- Bien, je prends note. Je ne réponds plus à cette Marie Caroline, je prendrais que autre correspondante de mon âge.
- Prudence, tu pourrais prendre Fleur, la jeune soubrette du manoir, elle étudie encore, 18 ans, comme toi. Elle a pleine de passions, je la connais. Shawn n’a pas eu le privilège de la connaître.
- Fleur, une des soubrettes du manoir, dès que je peux, je la rencontre, mais j’ai besoin de temps, dis-je, avec un grand sourire. Oui, ma favorite, un jour, tu iras toi aussi au manoir, quel grand sourire tu me fais, en tenant ma fille Prudence dans mes bras.
Mon père m’initie au golf. Cela pourrait être utile en Ecosse, pour parfaire mes coups.
20 septembre
Prudence est tombée enceinte d’un docteur ami commun de Brice et de Nathan, James Van Bougainville, un docteur spécialiste en trouble du langage, qui m’aide aussi pour ma fille Prudence.
Penny et Prudence sont des Van Norfolk, avec une branche en Ecosse aussi.
Sur les parcours de golf, malgré mon niveau de débutant, je ravis les concurrents, avec Penny, Prudence et Marc et Brice, j’ai initié ses messieurs. Nous faisons de superbes cartes. Je peux être invitée sur un parcours de golf en Europe, si je veux.
Horace, un ancien rugbyman maori, 1,90 m, assure ma protection, car avant il assurait celle de Prudence Van Tasman, qui avait un emploi dans le corps diplomatique à Londres. La famille Van Tasman a jugé utile de cette protection. Ainsi à chaque déplacement, j’ai mon garde du corps. Des menaces pèsent-elles sur moi ?
Une visite en Ecosse est prévue, mais la date n’est pas arrêtée.
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